Cette fin de saison se fait longue malgré les jours fériés. Le temps semble s’étirer. Si vous vous sentez un peu déprimé, fatigué, on a la solution : le dernier album de Royal Republic. Le flamboyant quatuor suédois est de retour avec un quatrième album. Et celui-ci a tout pour vous faire bouger votre cul sur le dancefloor.

Les Suédois viennent à l’abordage de la morosité ambiante avec “Fireman & Dancer”, un morceau disco rock sautillant, rempli d’une énergie exubérante. Ce premier titre sonne un peu comme si les Franz Ferdinand avaient fait une partouze avec les Village People. C’est du grand n’importe quoi, mais ça marche du feu de dieu. Même la brève incursion d’un petit saxophone très 80’s est parfaite… On a qu’une envie dès la première écoute, c’est de danser…

On est toujours dans le disco rock avec “Can’t Fight The Disco” et ses rythmes festifs et dansants. Adam Grahn a su étendre son registre vocal et il s’éclate pour notre plus grand plaisir. Le son des guitares devient plus brut sur “Boomerang” et “Stop Movin’”, on est toujours dans un rock très dansant, mais on est dans des titres avec une touche plus Brit Pop voir electro. “Under Cover” nous replonge dans un funk frétillant. Le hargneux “Fortune Favors” qui martèle son refrain en boucle, lui est carrément électro rock. “Like A Lover” transpire le sexe (“transpire LE sexe” et non “transpire DU sexe”), avec un tempo beaucoup plus lent, à la frontière du rock et du blues. “Anna-Leigh” et ses sonorités 80’s, pourrait sans faire tache, être dans la B.O. de Retour Vers Le Futur. L’énergique et entêtant “Flower Power Madness” donne tout avec sa basse bien ronde et grâce aux puissants chants. Le disque se termine sur une explosion d’énergie avec le complètement déjanté “Bulldog”.

Cet album est d’une légèreté apparente très plaisante avec des refrains addictifs et pleins d’entrain. Un concentré d’énergie positive qui allie des influences rock, disco et funk avec des riffs et des rythmes nerveux qui font secouer le cul et la tête en cadence…

La magie opère dès les premières secondes. Alors, le coté dansant/disco peut un peu lasser, si vous écouter l’album en boucle. Mais il n’y a aucun titre inutile. Ils sont potentiellement tous des singles. Le groupe a basculé sur un versant plus pop, plus indé, mais c’est une réussite complète. Onze titres efficaces et punchy. C’est ultra bien produit. Chaque ligne instrumentale est maîtrisée. Mention spéciale à Adam Grahn qui s’amuse avec les sonorités et prend des risques avec sa voix. Mais ça fonctionne très bien. En fait c’est un très bon album et il est ultra bien produit. Un véritable travail d’orfèvre.