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RECORD EATER #7 – Blue Öyster Cult, Jeff Beck, Kool a …

Record eater
Record Eater - Les classiques rock en vinyle sur RSTLSS
RECORD EATER #7 - Blue Öyster Cult, Jeff Beck, Kool and the Gang, Pete Seeger
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RECORD EATER c’est tous les 3ème mercredis du mois à 21h sur RSTLSS Radio.

Pour cette première saison, JR raconte le rock pendant la guerre du Vietnam avec ses vinyles, ses anecdotes, des moments d’histoire. N’oubliez pas de vous abonnez au podcast sur Deezer.

Blue Öyster Cult – Dominance & Submission

Salut à tous c’est JR, Le Record Eater. Bienvenu sur le Record Eater Vietnam Show, Voila 1 an que nous sommes en guerre contre un ennemi caché et vicieux venu d’Asie. Mais bon sang, on garde la tête haute et on ne se laisse pas abattre. La patrouille commence maintenant sur RSTLSS avec Blue Öyster Cult et le pétant Dominance & Submission, sorti sur l’opus Secret Treaties en 1974.


Jeff Beck – Come Dancing

Beaucoup peuvent se demander comment Jeff Beck, considéré comme le cinquième meilleur guitariste de tous les temps selon le magazine Rolling Stone n’est pas une superstar comme beaucoup d’autres virtuoses anglais comme Clapton ou Gilmour. Beck n’a jamais cherché la célébrité et a toujours fait le choix de l’expérimentation. Cette décision le poussera même à refuser une place de guitariste au sein des Rolling Stones qui choisiront Mick Taylor. Cette dévotion à l’artistique nous gratifiera d’une discographie riche et variée l’image de l’opus Wired et du Funky Come Dancing.


The Jelly Bean Bandits – Poor Precious Dreams

Une obscurité américaine sur Rstlss, grâce au Vietnam Show : The Jelly Bean Bandits nous délivreront un unique album en 1967 sur Mainstream Records. Une petite douceur Garage et Blues Rock, dont l’édition originale en vinyle s’obtient contre une petite centaine de piastres. Heureusement vous pourrez trouver une édition rééditée de 2015 chez tous bons disquaires. Voici Poor Precious Dreams, sur Le Vietnam Show.


Kool and the Gang – Kool and the Gang

Les prophètes du disco fuck maintenant sur Rstlss, mais avant cela, ils n’étaient que des padawan du funk instrumental. Eh oui Kool & The Gang a démarré en 1969 sur le label De-Lite Records, référence du genre, avec un funk rappelant l’opus Soul Fingers des Bar-Kays. La genèse sur RSTLSS, avec le morceau Kool & The Gang, sorti sur l’album Kool & and The Gang et enregistré par Kool & The Gang !


The Outlaws – Green Grass & High Tides

On va écouter un des morceaux absolus de la guerre du Vietnam, c’est Green Grass & High Tides du groupe The Outlaws sorti en 1975. The Outlaws n’est pas un groupe très connu en Europe et c’est bien dommage, il ravira les amateurs de Creedence Clearwater Revival et de Lynyrd Skynyrd avec leur country rock de haute volée. Formé en 1967, le groupe ouvrira les premières parties de Lynyrd Skynyrd en 1974. Ils ne signeront leur premier contrat qu’en 1975, sous l’impulsion du chanteur Ronnie Van Zant qui déclarait sur scène après chacune de leurs prestations « Si vous ne signez pas The Outlaws, vous êtes les pires idiots de l’histoire de la musique » le Label Arista ne se fera pas prier pour signer les sudistes !


Phafner – Plea From The Soul

Comme à notre habitude sur Rstlss, une énorme rareté, avec Phafner, un groupe très drogué qui enregistrera dans le fin fond de l’IOWA une unique merveille, Overdrive en 1971. Cet opus ne sortira qu’à 50 exemplaires dans le monde, ce qui peut vous donner une idée de la valeur de ce Graal. L’album sortira sur le label du groupe nommé Dragon et pour la petite histoire le groupe est visiblement attiré par les légendes draconiques puisqu’en plus du nom de leur label, le groupe choisira le nom de Phafner en hommage à Fáfnir, dieu dragon de la mythologie Scandinave.


Pete Seeger – Bring ‘em Home

Chanteur engagé, Pete Seeger écrira en 1964 l’une des toutes premières protest song contre la guerre du Vietnam : Bring ‘ em Home. Pete Seeger, c’est l’histoire de l’Amérique en chanson, il fut l’un des artistes engagés contre la ségrégation dans les années 40. Et sa vie d’engagement sera récompensé à la fin de sa carrière en recevant entre autres, la National Medal of Arts, la Harvard Medal of Arts ou encore une invitation à l’investiture de Barrack Obama pour interpréter This Land is Your Land de Woodie Guthrie à l’âge de 90 ans. Bring ‘em home, l’Amérique chante sur Rstlss.


Grateful Dead – Casey Jones

Une anecdote cool sur Grateful Dead qu’on peut découvrir dans l’énorme documentaire consacré au groupe de 4h : Long Strange Trip, réalisé par Martin Scorsese. A la fin des années 60, le groupe se lança dans une consommation importante de LSD pour se protéger, selon leur manager, face à la célébrité. En 1969, le groupe est invité sur l’émission Playboy After Dark, présentée par Hugh Hefner. L’émission est célèbre pour l’ambiance de fausse fête avec des figurants. Mais les membres du groupes décidèrent de verser du LSD dans tous les verres dispo sur le plateau et Jerry Garcia déclarera : « la fête artificielle s’est vite transformée en vraie fête ». Casey Jones, sorti sur l’album Workingman’s Dead en 1970.


Jiro Inagaki & Soul Media – Breeze

Une petite douceur venue du pays du soleil levant avec Jiro Inagaki & Soul Media et la merveille Jazz Funk Breeze, sortie en 1975, sur l’album Funky Stuff, rareté dont les copies vinyles japonaises d’origines s’écoulent à seulement 1000€. Délectons-nous de ce morceau avant que je ne vous parle de l’injuste draft de l’armée américaine : Breeze.


Anecdote Vietnam – Les politiciens américains et la guerre : la fracture sociale.

Les guerres sont injustes, cela, nous le savons tous, depuis la nuits des temps les populations favorisées sont aux commandes pendant que les plus pauvres partent en première ligne. Cependant, la guerre du Vietnam, était le dernier grand théâtre de cette injustice, qui encore aujourd’hui est le symbole de la fracture sociale aux Etats-Unis.

Pour commencer par des chiffres, durant le conflit 26 000 000 d’américains furent susceptibles d’être appelés pour aller se battre au Vietnam, 8 500 000 s’engagèrent volontairement et 2 215 000 furent draftés. Il restait donc 16 000 000 d’américains, susceptibles d’aller se battre qui ne mirent jamais les pieds au Vietnam. Beaucoup furent évidemment réformés pour raisons de santé, volontaires ou non. Il y avait aussi les réfractaires, dont beaucoup s’exilèrent au Canada.

Mais on découvre surtout que beaucoup d’entre eux ont des situations sociales très bénéfiques pour les empêcher d’aller au combat, comme leur statut d’étudiants de grandes universités. Forcément, la future élite du pays ne peut pas devenir de la chair à canon à l’autre bout du monde. On découvre donc rapidement que la majeure partie des soldats envoyés au front sont les pauvres du Midwest et ceux des grandes villes. Cette situation, on la doit au secrétaire de la défense, Robert Mc Namara, toujours dans les mauvais coups, qui proposa le « Projet 100 000 » visant à débarrasser les villes de la population défavorisée pour les former à devenir des soldats.

Le projet mis en place s’ajoute à la traditionnelle Draft Lottery, un système laissant une part de hasard dans la détermination des soldats qui seront appelé à combattre, basé sur les dates d’anniversaire. Il y sera désormais implanté un système de points sociaux accumulables dont le score plus ou moins élevé influera sur les chances de tomber dans la loterie. Plus vous aviez de points, moins vous aviez de chances de partir au combat. Evidemment, les points s’accumulaient rapidement si on était un jeune de bonne famille, puisque le comptage des points allait de la situation familiale, jusqu’aux notes que vous aviez au lycée. Si bien que pour un pauvre fermier du Midwest et un étudiant d’Harvard, si leur date de naissance tombe dans la loterie, le statut de l’étudiant le sauvera de l’engagement tandis que le fermier devra immédiatement rejoindre le camp d’entrainement le plus proche.

Les populations les plus défavorisées des Etats-Unis étaient la communauté afro-américaine, pourtant ils ne composèrent que 10% des forces engagées au Viet-Nam. La logique voudrait qu’avec le système de loterie à point, les afro-américains constituent la majeure partie des soldats engagés. La raison est très simple, Le début de la guerre du Vietnam coïncide avec l’engagement plus agressif des mouvements antiségrégationnistes. Les autorités ont vite remarqué que les soldats noirs américains qui terminaient leur service revenaient du Vietnam avec un profond esprit anti-gouvernemental mais surtout avec une formation militaire poussée, ce qui en faisaient de redoutables miliciens tels que les Black Panthers. Le Gouvernement se rendit vite compte qu’il fallait limiter au maximum l’engagement des noirs américains au front.

Ce système très injuste est encore aujourd’hui sujet à polémique aux Etats-Unis puisque la plupart des jeunes acteurs de cette époques sont aujourd’hui à la tête du pays. Il est encore d’actualité dans le paysage politique américain de devoir rendre des comptes sur son engagement dans la guerre Vietnam. Pour certains candidats, cet engagement est gage de popularité comme John McCain, candidat républicain face à Obama en 2008, militaire de carrière et pilote de chasse prisonnier pendant la guerre ou encore John Kerry, le candidat démocrate face à Georges Bush en 2004, qui fut un engagés volontaire décoré à de multiples reprises.

Mais l’ombre de cette injustice sociale plane pour d’autres politiciens comme le président Bill Clinton, réformé pour consommation de marijuana, ce qui est hautement improbable. Georges Bush, qui réussit à se faire incorporer dans la garde nationale qui est l’un des seuls corps armée américains non engagés au Vietnam. Ou encore l’inévitable Donald Trump qui réussit à repousser 4 fois son appel à l’engagement, le temps de faire ses études, mais cet excuse ne fonctionnait plus à l’obtention de son diplôme. C’est donc finalement à cause d’une malformation au talon qu’il évite d’être incorporé, mais visiblement ça ne l’empêchait pas de faire partie du club de Basket et de Baseball de son université. Nous ne retiendrons que selon Donald Trump, c’est vraiment dommage parce qu’il aurait « adoré y être ».


Black Sabbath – Embryo/Children of the Graves

On retourne dans le vif du sujet avec ce cours magistral sur la fracture sociale américaine. Qui mieux que Black Sabbath pour mettre tout le monde d’accord avec Children Of the Graves sorti en 1971 sur l’album Master of Reality.


Steppenwolf – Born To Be Wild

Petite anecdote cool sur le film Easy Rider : malgré le coup de pub extraordinaire pour Harley Davidson grâce au film qui mettra en scène l’une des motos les plus célèbres de l’histoire du Cinéma, la marque n’a jamais accepté que son nom y soit associé. Harley refuse toute collaboration avec des Road Movies. Depuis la sortie de L’équipée Sauvage en 1953, Harley Davidson était synonyme de motos de voyous. C’est donc une Harley custom réalisée par Cliff Vaughs et Ben Hardy sous la commande du Producteur / Acteur Peter Fonda, qui apparaitra à l’écran. La célèbre monture à la fourche interminable et au réservoir à bannière étoilée sera d’ailleurs vendue aux enchères en 2014 pour la rondelette somme de 1 350 000$ (casque inclus…). Aussi célèbre que la moto, la bande originale d’Easy Rider bien sûr, avec l’invincible Born To Be Wild, de Steppenwolf.


Shocking Blue – Never Mary a Railroad Man

Shocking Blue est un groupe hollandais qui ravira les fans de psychédélique à la Jefferson Airplane, d’ailleurs la voix de la chanteuse Mariska Veres rappelle étrangement celle de Grace Slick. Le groupe écrira un nombre important de tubes tels que Venus repris par Banarama ou encore Love Buzz repris par Nirvana. On va écouter Never Mary Railroad Man, leur succès de l’année 1970.


Billy Preston – Nothing From Nothing

Artiste important des années 70 maintenant avec Billy Preston. Pianiste rythmique de génie qui collaborera avec les plus grands groupes comme les Beatles sur l’album Let It Be, Rolling Stones sur Sticky Fingers et plus encore récemment Red Hot Chili Pepper sur l’album Stadium Arcadium. Preston était résolument un hyperactif, ce qui le poussera à sa perte en 2006, d’une insuffisance rénale provoqué par son hypertension. Nothing From Nothing est sortie en 1974.


Freddy King – I’m Going Down

Légende du Rhythm & Blues, connu en Europe des initiés, Freddy King pouvait se targuer d’être l’une des influences majeures du genre auprès des géants tels que Eric Clapton, Peter Green ou encore Stevie Ray Vaughan. Classé 15eme meilleur guitariste de tous les temps selon le célèbre classement de Rolling Stone magazine, Freddy King est considéré avec B.B King et Albert King comme les Kings du Blues. Going Down.


Jeronimo – Sunday’s Child

On va se faire plaisir maintenant avec deux morceaux de groupes obscurs de Heavy du début des années 70 comme on les aime. Le premier sera Sunday’s Child sorti en 1971, du groupe allemand Jeronimo, qui ne sortira que 3 albums entre 1970 et 1972. Le groupe fut formé par Rainer Marz, mercenaire du genre qui sera également à l’origine d’autres grosses références comme les groupes Krokodil, Atlantis ou encore Supermax.


Three Man Army – In My Eyes

Pour le deuxième morceau de Heavy, on va se rendre du côté des britanniques avec Three Man Army, side project indé du groupe The Gun, le groupe qui remplacera The Knack. Attention, je ne parle pas du groupe qui sortira My Sharona, The Knack des années 60 était un groupe de Garage anglais très collectionné aujourd’hui. In My Eyes.


Jimi Hendrix – Wind Cries Mary

Un classique maintenant avec The Wind Cries Mary, incontournable de Jimi Hendrix. Saviez vous que la chanson n’était pas disponible sur les première versions d’Are you experienced ? Pour une raison que l’on ignore les premiers pressages de tous les pays confondus : US, France, UK ne contenaient pas la chanson, il fallut attendre quelques semaines et le réassort des usines pour voir cette chanson apparaitre dans l’album. Les albums d’Are You Experienced sont très collectionnés dans les différentes versions, car les pochettes variaient selon les pays, la France avait par exemple choisi une photo de Hendrix lors d’un show télé, les pays scandinaves, l’Angleterre et l’Allemagne, entre autres avaient choisi la pochette sombre avec Hendrix qui pose avec sa cape. Et les Etats-Unis ont opté pour la pochette la plus connue : jaune avec une photo du groupe en contreplongée. L’Afrique du Sud a proposé une autre pochette très recherchée avec simplement le titre de l’album sur fond rouge. Politique de l’apartheid oblige, le gouvernement ayant refusé qu’artistes noir et blancs apparaissent sur la pochette d’un album contenant beaucoup de chansons qui évoquent la ségrégation.


Richie Havens – Follow

Un pilier du folk américain avec Richie Havens, l’un des héros du festival de Woodstock et sa chanson Follow sortie sur son plus célèbre album, Mixed Bag en 1967. Artiste profondément encré dans la protest song, il sera un vif militant anti Vietnam et dénoncera les injustices avec ses chansons jusqu’à la fin de ses jours en 2013 à l’âge de 72 ans.