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« We don’t start on the same line, but we’re running at the same time. »
(« Nous ne partons pas tous de la même ligne, mais nous courons au même moment. »)

Direction le Hangar. Le groupe toulousain RESENTLESS. dévoile le clip de « Just Humans », et le mélange pop-punk / easycore fait exactement ce qu’on attend de lui : des refrains qui restent en tête pendant des jours, des guitares qui poussent bien comme il faut, et derrière toute cette énergie, quelque chose de sincère qui tient vraiment la route.

 

Groupe Resentless, Septembre 2025, photo par Maxime Duhamel

Le clip s’ouvre sur des gens qu’on ne connaît pas. Des quotidiens qui n’ont rien en commun, des trajectoires qui semblent ne jamais devoir se croiser. Un split-screen les fait exister côte à côte pendant que RESENTLESS. joue déjà, entouré d’une foule de plus en plus dense. C’est simple, ça illustre exactement ce que le refrain raconte : on est juste des humains, les uns à côté des autres, « side by side. » Pas besoin d’en faire plus. Peu à peu, les personnages convergent vers un même endroit, le concert, sans qu’on leur explique pourquoi ni comment. Le clip ne dit rien, il laisse juste arriver les choses.

Et ce qui est bien avec « Just Humans », c’est que RESENTLESS. ne tombe pas dans le discours trop facile du « on est tous pareils ». Le groupe dit même l’inverse : on n’a pas les mêmes points de départ, pas les mêmes blessures. Ta vision du monde n’est que ton point de vue à toi, pas une vérité universelle : « Your normal’s just a point of view. » La différence n’est pas un obstacle à effacer ou une case à cocher dans une chanson bien intentionnée. C’est ce qui rend la rencontre intéressante, ce qui fait qu’on peut apprendre quelque chose de quelqu’un qui ne voit pas le monde comme nous, à condition d’arrêter de vouloir avoir raison à tout prix.

Puis ça bascule en joyeux bordel. Le public envahit le cadre, les téléphones se lèvent, l’ambiance vire concert improvisé entre potes qui ne se connaissaient pas encore une heure avant. RESENTLESS. s’offre même une série de faux épilogues complètement absurdes, un par membre, avant qu’un réveil affiché à 6 h 33 ne vienne tout couper net. Pas de grande morale, pas de conclusion bien emballée. Juste la fin de la fête, comme elle arrive toujours, trop vite.

 

Le genre de clip qui donne envie de lâcher ce qu’on fait, d’envoyer un message à ses potes et de prendre, nous aussi, la direction du Hangar. Une manière légère et pleine d’énergie de porter un message aussi simple qu’universel : nos différences ne sont pas une menace, elles sont aussi ce qui nous permet de grandir au contact des autres.

sushii_iced