Skip to main content

Avis aux amateurs de musiques extrêmes, VIOLENCE ne cherche pas à vous faire apprécier un savant mélange entre la froideur bétonnée du métal et l’explosivité de la bass music, VIOLENCE cherche à vous écraser de toute force, à vous abattre à grand coup de drops surpuissants, à vous étreindre à l’aide d’un son complexe, distordu, suffocant. Projet leadé par Niveau Zero, un des pionnier français de la bass music, VIOLENCE était déjà fort d’un premier album mélangeant agressivement les deux genres musicaux aux featurings marquants comme Biohazard, Horskh et Code: Pandorum. En Novembre 2025, le quartet relance la machine avec leur second opus : THE BLOCK.

 


Parfaitement aligné avec OPUS I, ce nouvel album s’ancre dans les thématiques insurrectionnelles. Chaque drop s’abat comme une frappe de dispersion dans les avenues d’une ville dystopique, décimant toute opposition. L’album est marqué de nouvelles propositions, comme des séquences plus hard tech dans
‘No Matter What’ en featuring avec Graphyt, ou le titre suivant ‘Silence is Violence’ créant une accalmie dans la tempête brutale. Niveau Zero n’a pas menti avec THE BLOCK, VIOLENCE porte bien son nom.

C’est à Petit Bain, 6 mois après la sortie de ce nouvel opus, que le rendez-vous a été donné pour la release party. L’affiche est grandiose, le djentcore sulfureux de NDKH ouvre la soirée et c’est tout naturellement qu’il est suivi par les mythiques As They Burn dont Fabio Meschini (VIOLENCE) était guitariste entre 2007 et 2015. Le public qui s’est échauffé sur les deux premiers sets n’est pourtant pas prêt pour ce qui est à venir. La salle s’obscurcit, le souffle des basses fait vrombir le sol, Frédéric Garcia aka Niveau Zero rejoint la scène, suivi de Fabio Meschini et Morgan Sansous à la batterie ; le son s’arrête… Puis l’explosion.

 


John Kazadi, frontman du groupe, sort de l’ombre au moment où la lumière jaillit. Comme le feu nucléaire, le premier drop s’abat de plein fouet sur le public et met le pit instantanément en mouvement. Chaque kick fait l’effet d’un coup de pied dans les côtes, chaque snare celui d’une frappe à la mâchoire. Le quatuor retourne complètement Petit Bain, et face à lui, la foule ne démords pas. Les bras volent à hauteur de tête, les gens sont propulsés, le chaos règne au cœur de la fosse, indomptable. Si par chance vous ne ressentez pas les coups, vous êtes arrosés par le show de lumière épileptique, millimétré, déroutant.

 


Le set
VIOLENCE n’épargne personne, il charge sans concession, assène aveuglement des coups, estomaque, neutralise. Malgré tout, quand il s’achève, on en veut encore, toujours plus. Pas de tournée annoncée pour l’instant malheureusement, mais une belle date à venir cet été : 

20.08 – V and B Festival, Château-Gontier sur Mayenne

 

Youenn Lerb pour RSTLSS